Donald Trump a secrètement utilisé un avion militaire pour quitter en juillet la Turquie à l’issue du sommet de l’Otan, alors que la Maison Blanche avait dit qu’il se trouvait à bord d’Air Force One, son avion habituel. Une menace crédible le visait, selon les informations des journaux américains.
Donald Trump a secrètement utilisé un avion militaire pour quitter en juillet la Turquie à l’issue du sommet de l’Otan, révèle le Washington Post ce mardi 11 août. Une mesure extraordinaire prise en raison d’une menace d’assassinat émanant de l’Iran.
Devant les caméras, à Ankara, Donald Trump est monté à bord d’Air Force One. Mais, selon le Washington Post, citant un représentant américain au fait de la question et disant avoir pu consulter des documents corroborant l’information, le président américain a été secrètement emmené, grâce à un camion de service aéroportuaire, vers un avion militaire plus petit.
D’après le Washington Post, en plus des journalistes présents à bord d’Air Force One au moment de quitter Ankara, certains conseillers de la Maison Blanche pensaient eux aussi que Donald Trump se trouvait à bord de l’appareil.
Hublots fermés
Consigne avait été donnée aux journalistes de laisser les volets des hublots fermés. Interrogé par les journalistes sur cette mesure durant le vol, Donald Trump avait déclaré qu’il s’agissait « potentiellement d’un vol dangereux ».
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Donald Trump a été aperçu par les journalistes en train de descendre les marches d’Air Force One une fois l’appareil arrivé au Royaume-Uni.
Le Washington Post dit ne pas avoir pu déterminer comment il a été transporté à l’intérieur de l’avion présidentiel depuis l’appareil militaire C-32A dans lequel il avait pris place à Ankara. Cet appareil a atterri quelques minutes avant l’Air Force One et les journalistes.
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Pour rappel, une opération similaire de dissimulation avait eu lieu en 2000, quand Bill Clinton, à l’époque locataire de la Maison Blanche, a utilisé un appareil civil pour se rendre au Pakistan tandis que son habituel Air Force One servait de leurre.
Des questions autour de l’avion offert par le Qatar
Le président américain s’était rendu à Ankara à bord du nouvel avion présidentiel offert par le Qatar, avant de choisir un ancien appareil Air Force One pour quitter la capitale turque – une décision qui avait soulevé des questions à propos de la sécurité du nouvel appareil, utilisé pour la première fois pour un déplacement à l’étranger.
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Il avait indiqué à ce moment-là via son réseau Truth Social vouloir utiliser l’ancien avion Air Force One afin que le dernier modèle puisse être montré aux soldats américains déployés sur la base militaire de Mildenhall en Grande-Bretagne, où était prévue une escale.
Sollicitée, la Maison-Blanche a transmis un communiqué de son directeur de la communication, Steve Cheung, déclarant que l’avion offert par le Qatar était en conformité avec les protocoles de haute sécurité qui garantissent la sécurité du président américain et de ses équipes.
« Comme le président l’a dit récemment, il y a de nombreux ennemis de l’Amérique qui l’ont dans le viseur, et nous utilisons tous les outils à notre disposition pour répondre à ces menaces », est-il ajouté dans le communiqué, similaire à celui fourni au Washington Post. Aucun commentaire n’a été obtenu dans l’immédiat auprès du Pentagone.