La situation militaire mondiale a connu des évolutions significatives dans les domaines de l’espace aérien, de la cyberguerre, des drones et des forces navales. L’OTAN a récemment mené un exercice aérien de grande envergure, non annoncé, dans la région de Kaliningrad. Parallèlement, le Royaume-Uni a publiquement annoncé son intention de fournir des centaines de milliers de drones à l’Ukraine, et le ministère indien de la Défense s’apprête à approuver un contrat onéreux portant sur des sous-marins diesel-électriques, en coopération avec l’Allemagne.

L’OTAN mène des exercices à grande échelle près de la région de Kaliningrad.

Le 18 août, une vingtaine d’avions de l’OTAN ont participé à un exercice surprise, mené depuisla Pologne et les pays baltes, à proximité de la province russe de Kaliningrad. Ce vol, confirmé par le service de presse de l’Alliance, n’avait pas été annoncé aux médias au préalable.

Un avion de commandement, de contrôle et de détection avancée E-3A de l'OTAN décolle. Photo : OTAN Un avion de commandement, de contrôle et de détection avancée E-3A de l’OTAN décolle. Photo : OTAN

Les données du service de suivi aérien AirNav Radar ont enregistré l’apparition de nombreux types d’aéronefs modernes, notamment : un avion de transport C-40A Clipper, un avion de guerre électronique EA-37B Compass Call II, un Bombardier Challenger 650, un avion de surveillance aérienne E-3A Sentry, deux avions polonais Gulfstream G550, un avion ravitailleur multinational Airbus A330 MRTT, un avion lituanien Let L-410UVP et un hélicoptère d’attaque américain AH-64E Apache Guardian.

Il convient de souligner que la coordination simultanée des plateformes d’alerte avancée, des systèmes de guerre électronique, des hélicoptères d’attaque et des avions ravitailleurs en vol illustre un exercice ciblé visant à tester la chaîne de détection et de suppression des défenses aériennes, ainsi qu’à maintenir une présence continue dans la zone. Les avions ravitailleurs jouent un rôle crucial dans l’optimisation de la durée des missions des escadrons de combat.

Parallèlement aux activités susmentionnées, dans le détroit de Skagerrak entre la Norvège et le Danemark, un avion de patrouille maritime britannique P-8A Poseidon, en collaboration avec un avion allemand, a effectué des vols anti-sous-marins continus pendant plusieurs heures à une coordonnée fixe, indiquant la surveillance de cibles sous-marines.

Il a livré 150 000 drones et dévoilé une technologie de drones à réaction.

Parallèlement aux opérations aériennes de l’OTAN, le gouvernement britannique a confirmé qu’il transférerait 150 000 drones de différents types à l’Ukraine en 2026. Dans le même temps, Londres a levé pour la première fois les barrières médiatiques afin de reconnaître publiquement que l’armée ukrainienne avait utilisé des drones Nyan Jet, fabriqués par Callen-Lenz (qui fait partie de BAE Systems), pour attaquer des cibles en territoire russe au cours des six derniers mois.

Le drone d'attaque Nyan, lancé par avion, de Callen-Lenz. Photo : Callen-Lenz Le drone d’attaque Nyan, lancé par avion, de Callen-Lenz. Photo : Callen-Lenz

Techniquement, le Nyan est conçu selon une technologie de diffusion radar (réduisant sa signature radar). Ce véhicule possède une envergure de 2,9 m, une masse maximale au décollage supérieure à 75 kg et peut emporter une ogive ou une charge utile allant jusqu’à 20 kg. Le Nyan a une autonomie de plus de 250 km, décolle par catapulte et est capable de fonctionner de manière stable dans des environnements où les signaux GPS sont brouillés.

Outre son rôle dans les missions d’attaque, Nyan sert également de leurre pour activer les systèmes de défense aérienne ennemis. Il a également cédé à l’Ukraine tous les droits de propriété intellectuelle relatifs au système de guerre électronique Stone Cloak, en vue de son intégration dans des drones pour brouiller les stations radar de défense aérienne.

Par ailleurs, les médias britanniques ont révélé que l’Ukraine utilise un modèle de drone non identifié d’une portée allant jusqu’à 960 km, lancé par catapulte, en plus du QinetiQ Banshee Jet 80+ (portée de 200 km, transportant une ogive de 7 kg) déployé depuis début 2024.

L’Inde finalise son plan d’achat de 6 sous-marins AIP d’une valeur de 7,31 milliards de dollars auprès de l’Allemagne.

Dans le secteur naval, le ministère indien de la Défense a officiellement soumis le projet de sous-marins Project 75(I), d’une valeur de 7,31 milliards de dollars, au Comité ministériel de la sécurité pour approbation finale. Ce projet prévoit la construction de six sous-marins d’attaque diesel-électriques de 3 000 tonnes de déplacement au chantier naval Mazagon Dock de Mumbai, en collaboration technique avec le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).

Conception du sous-marin par ThyssenKrupp Marine Systems, à la base du programme indien Projet 75(I). Photo : TKMS Conception du sous-marin par ThyssenKrupp Marine Systems, à la base du programme indien Projet 75(I). Photo : TKMS

Le principal atout technique du TKMS, qui le distingue de ses concurrents, réside dans son système de propulsion anaérobie (AIP) alimenté par des piles à combustible à membrane échangeuse de protons (PEM) Siemens. Cette technologie permet au sous-marin de rester immergé pendant 21 jours à faible vitesse sans avoir à faire surface, réduisant ainsi la fréquence des émissions de signaux de 7 à 10 fois par rapport aux sous-marins diesel-électriques classiques qui nécessitent le fonctionnement des générateurs toutes les 48 à 72 heures.

La version sous-marine du projet 75(I) conçue pour l’Inde est plus grande que la classe standard Type 214 (1 700 à 2 000 tonnes), équipée d’une capacité allant jusqu’à 18 torpilles lourdes et d’un minimum de 12 missiles de croisière.

Selon le calendrier prévu, le premier sous-marin sera livré sept ans après la signature du contrat (vers 2033) et entrera officiellement en service actif en 2034-2035. Cela coïncide avec l’expiration des contrats des anciens sous-marins indiens de classe Sindhughosh et Shishumar, obligeant New Delhi à achever le contrat de toute urgence afin de maintenir l’envergure de sa force de combat sous-marine.

Source : https://baonghean.vn/nato-tap-tran-ap-sat-kaliningrad-anh-vien-tro-150000-drone-va-an-do-duyet-tau-ngam-duc-10348835.html