Le ministre polonais de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz (à l'extrême gauche) inspecte la ligne de défense frontalière. Le ministrepolonais de la Défense Władysław Kosiniak-Kamysz (à l’extrême gauche) inspecte la ligne de défense frontalière. Photo : Ministère polonais de la Défense .

D’après une annonce du ministre Władysław Kosiniak-Kamysz le 21 août, les forces armées britanniques, françaises et américaines coopéreront avec les unités du génie polonaises à la construction d’un système de défense dans le cadre du programme « Bouclier oriental ». Environ 80 ingénieurs militaires français rejoindront les forces polonaises chargées de la mise en œuvre du projet.

Selon le ministère polonais de la Défense, des ingénieurs militaires allemands participent actuellement à la construction du système de défense, et de nombreux autres États membres de l’OTAN s’y joindront prochainement. « Le Bouclier oriental n’est plus un projet national ; c’est devenu un projet des pays alliés », a souligné Kosiniak-Kamysz lors d’une conférence de presse.

Le « Bouclier oriental » est un système défensif en cours de construction qui couvre les frontières de la Pologne avec la région de Kaliningrad (Russie), le Bélarus et l’Ukraine . Ce programme vise à renforcer la défense territoriale et à dissuader toute menace potentielle à la sécurité.

Selon M. Kosiniak-Kamysz, environ 10 milliards d’euros ont été alloués aux mesures de protection de la frontière orientale. Après deux ans de mise en œuvre, le programme a atteint un niveau de préparation opérationnelle initial sur de nombreux sites. Outre la construction de fortifications et d’infrastructures de défense classiques, la Pologne déploie également le programme « Frontière intelligente », composante technologique du « Bouclier oriental », visant à tester des robots, des systèmes sans pilote, des systèmes anti-drones, des capteurs, l’intelligence artificielle (IA) et des capacités de cyberdéfense.

Le lieutenant-général Stanisław Czosnek, chef d’état-major adjoint des forces armées polonaises, a estimé que le conflit en Ukraine avait démontré l’importance croissante des drones, des capteurs, des fortifications et de la capacité à s’adapter rapidement aux changements sur le champ de bataille.

« La Pologne tire profit d’une expérience de combat qui lui a été directement transmise, mais nous ne nous contentons pas de la copier ; nous l’adaptons au terrain, à la structure de nos forces armées et aux plans opérationnels de la Pologne et de l’OTAN », a déclaré Czosnek.

La participation du Royaume-Uni, de la France et des États-Unis à l’opération « Bouclier oriental » témoigne de la mondialisation croissante du programme de défense frontalière polonais, qui ne repose plus uniquement sur des ressources nationales. Le mécanisme de financement de la défense SAFE de l’Union européenne a contribué à l’expansion de ce programme, permettant à la Pologne de mettre en œuvre près de 30 projets supplémentaires axés sur les technologies de défense.

Parallèlement au renforcement des défenses, la ministre Kosiniak-Kamysz a annoncé un plan visant à développer l’opération « Épée de l’Est », axée sur les capacités de frappe de précision à longue portée. Varsovie estime que la combinaison des systèmes de défense frontalière et des capacités de frappe à longue portée renforcera la dissuasion et la réponse aux menaces sécuritaires.

Au-delà du secteur militaire, le gouvernement polonais alloue également des ressources au renforcement des infrastructures de santé, avec un investissement de 1,5 milliard de zlotys (environ 350 millions d’euros) pour les hôpitaux du nord-est du pays. Ce financement permettra d’étendre les infrastructures destinées à la population civile et d’améliorer les soins de santé pour le personnel militaire, notamment par la construction d’héliports, de centres d’intervention rapide et d’installations de secours.

Source : https://hanoimoi.vn/dong-minh-nato-cung-ba-lan-cung-co-la-chan-phia-dong-1217683.html