OTAN.png L’Europe est soumise à des pressions pour renforcer ses capacités de défense face au rôle décroissant des États-Unis au sein de l’OTAN. Photo : Reuters

Cette déclaration a été faite à l’issue d’une réunion des planificateurs militaires de l’OTAN et dans un contexte de décision de l’administration Trump de réduire partiellement la contribution américaine au modèle de force de l’OTAN – un mécanisme qui rassemble des forces pouvant être mobilisées lorsque l’alliance est confrontée à une crise ou à un conflit.

Selon Grynkewich, l’aviation militaire et la puissance navale sont des domaines où les alliés européens et le Canada peuvent rapidement renforcer leurs capacités afin de compenser les ajustements apportés par les États-Unis. Il soutient que le modèle de forces de l’OTAN repose depuis longtemps excessivement sur la puissance militaire américaine, et que cette situation doit évoluer.

« Le modèle de forces de l’OTAN a entretenu une dépendance excessive envers les forces américaines. Le président Donald Trump, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et de nombreux autres responsables ont clairement indiqué que cela devait changer et que cela changerait. Le risque de conflits simultanés sur plusieurs fronts l’exige », a souligné Grynkewich.

Ceci est perçu comme la première indication publique des capacités militaires que Washington prévoit de réduire au sein de l’OTAN, ainsi que des domaines dans lesquels les États-Unis souhaitent que leurs alliés assument davantage de responsabilités.

En mai dernier, les États-Unis ont informé leurs alliés d’une réduction de leur contribution au modèle de force de l’OTAN, sans toutefois en préciser les détails. Le président Trump a critiqué à plusieurs reprises les pays européens pour leur dépendance à l’égard des États-Unis en matière de défense et a exigé qu’ils jouent un rôle de premier plan dans la protection de la sécurité du continent.

L’OTAN insiste toutefois sur le fait que cet ajustement ne créera pas de lacune dans les capacités de défense de l’Alliance. Le colonel Martin O’Donnell, porte-parole du commandement militaire de l’OTAN, a déclaré que les domaines concernés sont ceux où les alliés possèdent déjà, ou sont sur le point d’acquérir, la capacité de remplacer la contribution américaine.

Néanmoins, la décision de Washington continue d’alimenter les inquiétudes en Europe quant à l’engagement à long terme des États-Unis envers l’OTAN. Certains États membres estiment que l’ajustement par les États-Unis de la taille de leurs forces déployées en temps de guerre pourrait constituer un premier pas vers une réduction plus importante à l’avenir.

Les États-Unis prévoient de réduire d’environ un tiers le nombre d’avions de chasse prêts à être déployés au sein de l’OTAN, de diminuer le nombre de destroyers participant au programme de réponse aux crises et d’exclure les sous-marins de ce mécanisme.

Par ailleurs, le 3 juin, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé la présence du président Donald Trump au sommet de l’OTAN prévu en Turquie en juillet. Cette information est perçue comme un signal rassurant pour les alliés, alors que de nombreuses spéculations circulent quant à l’engagement réel de Washington envers l’alliance militaire transatlantique.

La présence de Trump à la conférence a particulièrement attiré l’attention des observateurs, car le dirigeant américain a récemment exprimé à plusieurs reprises son mécontentement à l’égard de l’OTAN et a appelé les membres à partager davantage le fardeau de la défense au sein de l’alliance.

Selon Reuters

Source : https://hanoimoi.vn/nato-chuan-bi-dieu-chinh-luc-luong-after-my-cut-down-some-military-commitments-1158908.html