Le 13 juin, le Comité suédois de la défense a publié un nouveau rapport indiquant qu’un conflit entre la Russie et l’OTAN pourrait survenir dans un avenir relativement proche. La Russie, quant à elle, continue de nier les accusations selon lesquelles elle envisagerait d’attaquer l’alliance militaire dirigée par les États-Unis.
Le document sur la sécurité, soutenu par le gouvernement suédois et tous les partis du Parlement , décrit la Russie comme une « menace à long terme ».
Le rapport suggère que la Russie pourrait chercher à « tester l’unité de l’OTAN et la crédibilité de l’article 5 » si des conditions politiques favorables se présentent, sans toutefois préciser quelles sont ces conditions.
Le rapport notait également que la Russie pourrait entreprendre une action militaire même si le rapport de forces ne répond pas aux critères traditionnels d’une attaque.
Le document aborde également les désaccords croissants entre les États-Unis et les membres européens de l’OTAN. Ainsi, si Washington continue de jouer un rôle déterminant dans la sécurité de la Suède, cette relation évolue, ce qui amène la Suède à appeler à une coopération plus étroite avec l’Union européenne (UE).
Le soutien à l’Ukraine demeure un pilier fondamental de la politique de sécurité suédoise. Depuis son adhésion à l’OTAN en 2024, Stockholm est devenu l’un des plus fervents soutiens de Kiev.
Le mois dernier, la Suède a annoncé son intention de fournir jusqu’à 16 avions de chasse JAS 39 Gripen et d’en vendre 20 autres à l’Ukraine.
À l’instar de nombreux pays européens membres de l’OTAN, la Suède a également considérablement augmenté ses dépenses militaires ces dernières années. Son budget de la défense pour 2026 a été porté à 175 milliards de couronnes suédoises (environ 18,4 milliards de dollars), soit une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente et l’équivalent de 2,8 % du PIB.
Au cours de la dernière décennie, la Suède a également renforcé sa présence militaire sur l’île de Gotland, en mer Baltique. Cette île, souvent qualifiée de « porte-avions insubmersible », est située à moins de 300 km de la région russe de Kaliningrad.
De son côté, la Russie a rejeté à plusieurs reprises les avertissements occidentaux concernant une éventuelle attaque contre l’OTAN. Les autorités russes affirment que ces déclarations sont non seulement « absurdes », mais aussi « provocatrices et contribuent à la désinformation », visant à présenter la Russie comme un « ennemi extérieur » afin de détourner l’attention du public des problèmes internes de l’Europe.
Plus tôt cette semaine, le commandant suprême de l’OTAN en Europe, le général Alexus Grynkewich, a déclaré que les renseignements disponibles indiquaient que « la Russie ne cherche pas un conflit ».
Selon RT
Source : https://giaoducthoidai.vn/thuy-dien-canh-bao-nguy-co-nga-nato-doi-dau-post781538.html