{"id":2022,"date":"2026-07-04T11:29:09","date_gmt":"2026-07-04T11:29:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/2022\/"},"modified":"2026-07-04T11:29:09","modified_gmt":"2026-07-04T11:29:09","slug":"otan-lutte-contre-les-drones-lindustrie-europeenne-peut-elle-combler-le-retard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/2022\/","title":{"rendered":"OTAN : lutte contre les drones, l&rsquo;industrie europ\u00e9enne peut-elle combler le retard\u00a0?"},"content":{"rendered":"<p>Afin de trouver des solutions plus \u00e9conomiques pour contrer les drones et de renforcer la coop\u00e9ration avec l\u2019industrie, le Commandement a\u00e9rien alli\u00e9 (AIRCOM) de l\u2019OTAN a convi\u00e9 ses partenaires au deuxi\u00e8me AIRCOM Industry Day sur la base a\u00e9rienne am\u00e9ricaine Ramstein.<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>          <img decoding=\"async\" class=\"c-ad__placeholder__logo\" src=\"https:\/\/static.euronews.com\/website\/images\/logos\/logo-euronews-stacked-outlined-72x72-grey-9.svg\" width=\"72\" height=\"72\" alt=\"\" loading=\"lazy\"\/><br \/>\n          PUBLICIT\u00c9<\/p>\n<p>Des repr\u00e9sentants de l\u2019industrie d\u2019armement europ\u00e9enne et des forces arm\u00e9es s\u2019y r\u00e9unissent pour discuter de nouvelles approches de la d\u00e9fense contre les syst\u00e8mes sans pilote.<\/p>\n<p>La pression pour agir augmente : un drone s\u2019est \u00e9cras\u00e9 sur une maison d\u2019habitation en <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2026\/04\/26\/guerre-en-ukraine-un-drone-russe-sest-ecrase-samedi-en-roumanie\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Roumanie<\/a>, un autre a viol\u00e9 l\u2019espace a\u00e9rien lituanien et l\u2019a\u00e9roport de Munich a d\u00fb suspendre ses op\u00e9rations pendant plusieurs heures apr\u00e8s un signalement pr\u00e9sum\u00e9 de drone. Les syst\u00e8mes sans pilote \u2013 et la mani\u00e8re de les contrer \u2013 repr\u00e9sentent une menace de plus en plus importante pour l\u2019OTAN.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019un drone est d\u00e9tect\u00e9 dans l\u2019espace a\u00e9rien de l\u2019OTAN, l\u2019op\u00e9ration <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2025\/09\/12\/eastern-sentry-le-chef-de-lotan-annonce-une-initiative-pour-renforcer-le-flanc-oriental-de\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">\u00ab Eastern Sentry \u00bb<\/a> est d\u00e9clench\u00e9e. Plusieurs avions de combat d\u00e9collent alors pour suivre l\u2019appareil ou, si n\u00e9cessaire, l\u2019abattre. Mais cette r\u00e9ponse est jug\u00e9e co\u00fbteuse : les drones restent relativement bon march\u00e9 et certains sont produits pour moins de 100 000 euros. Le d\u00e9collage sur alerte de chasseurs de l\u2019OTAN pour intercepter un seul drone co\u00fbte en revanche plusieurs dizaines de milliers d\u2019euros par heure. Une mission d\u2019interception typique avec deux avions d\u00e9passe d\u00e9j\u00e0 les 85 000 euros, avant m\u00eame qu\u2019un missile ne soit tir\u00e9.<\/p>\n<p>Dans son discours d\u2019ouverture, le g\u00e9n\u00e9ral de corps d\u2019arm\u00e9e a\u00e9rien Guillaume Thomas, commandant adjoint du Commandement a\u00e9rien alli\u00e9, souligne que la guerre des drones pose \u00e0 l\u2019OTAN \u00ab des d\u00e9fis communs \u00bb. Il renvoie au recours massif de la Russie aux syst\u00e8mes sans pilote dans la guerre contre l\u2019Ukraine. L\u2019enjeu, estime\u2011t\u2011il, est d\u00e9sormais de garder une longueur d\u2019avance sur trois plans : les co\u00fbts, la production et l\u2019innovation. Pour y parvenir, ajoute Thomas, une coop\u00e9ration \u00e9troite entre l\u2019industrie et les forces arm\u00e9es est indispensable.<\/p>\n<p>La coop\u00e9ration avec l\u2019Ukraine, une \u00ab condition pr\u00e9alable \u00bb<\/p>\n<p>Pour la sp\u00e9cialiste des questions de s\u00e9curit\u00e9 Ulrike Franke, du European Council on Foreign Relations (ECFR) et l\u2019une des principales intervenantes de la rencontre, les drones ont \u00ab apport\u00e9 la masse sur le champ de bataille \u00bb. L\u2019OTAN doit donc davantage raisonner en termes de volumes et de co\u00fbts, plut\u00f4t que d\u2019engager des syst\u00e8mes d\u2019armes tr\u00e8s on\u00e9reux contre des drones relativement bon march\u00e9. Tout aussi essentielle, selon elle, est la coop\u00e9ration avec l\u2019Ukraine : elle constitue une \u00ab condition pr\u00e9alable \u00bb pour r\u00e9pondre efficacement \u00e0 la menace croissante des drones.<\/p>\n<p>Le lieutenant Oleksandr Worobjow, nom de guerre \u00ab Zhan \u00bb, adjoint au chef de la d\u00e9fense a\u00e9rienne du 3e corps d\u2019arm\u00e9e ukrainien, pointe lui aussi un probl\u00e8me central : la fiabilit\u00e9 de la d\u00e9tection radar. Selon lui, le suivi encore lacunaire des cibles emp\u00eache pour l\u2019instant de d\u00e9velopper des drones intercepteurs enti\u00e8rement autonomes. Les syst\u00e8mes radar existants perdent souvent de petites plateformes de vue pendant plusieurs secondes.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est le principal facteur qui, en Ukraine, nous a jusqu\u2019ici emp\u00each\u00e9s de rendre le syst\u00e8me totalement autonome. Les radars que nous utilisons principalement n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour d\u00e9tecter ce type de drones. Ce sont des radars m\u00e9t\u00e9o, des radars pour avions, en bref toutes sortes de radars, sauf des syst\u00e8mes sp\u00e9cialement calibr\u00e9s pour ces drones. Il arrive donc que la cible disparaisse de l\u2019\u00e9cran radar. Si le drone ne voit alors plus non plus sa cible et que le radar la perd pendant dix secondes, il doit \u00eatre pilot\u00e9 manuellement durant cet intervalle. C\u2019est notre principale lacune : la capacit\u00e9 \u00e0 suivre ces cibles de mani\u00e8re fiable. Peut\u2011\u00eatre que l\u2019Europe dispose d\u00e9j\u00e0 de cette capacit\u00e9, peut\u2011\u00eatre les \u00c9tats\u2011Unis \u2013 je l\u2019ignore \u00bb, explique\u2011t\u2011il \u00e0 Euronews.<\/p>\n<p>Arm\u00e9e et industrie cherchent ensemble des r\u00e9ponses \u00e0 la menace des drones<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9dition de cette ann\u00e9e de l\u2019AIRCOM Industry Day vise avant tout \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer l\u2019int\u00e9gration des nouvelles technologies dans les forces arm\u00e9es. \u00ab Au fond, il s\u2019agit d\u2019innovation \u00bb, explique le lieutenant\u2011colonel Steffen Bott, directeur du projet, \u00e0 Euronews. Le r\u00f4le de l\u2019arm\u00e9e, lui, reste inchang\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Ni nous, en tant que militaires, ni l\u2019OTAN ne signons de contrats avec les industriels de l\u2019armement. Si la lutte contre les syst\u00e8mes a\u00e9riens sans pilote, le \u201cCounter\u2011UAS\u201d, est aujourd\u2019hui autant au centre de l\u2019attention, c\u2019est parce que les forces arm\u00e9es ont d\u00e9fini des besoins op\u00e9rationnels tr\u00e8s concrets. Dans le m\u00eame temps, les technologies de d\u00e9fense antidrones \u00e9voluent \u00e0 grande vitesse. Ce sont surtout des start\u2011up, mais aussi des groupes d\u2019armement \u00e9tablis, qui portent ces innovations. \u00c0 cela s\u2019ajoute que les besoins militaires \u2013 en particulier \u00e0 la lumi\u00e8re de l\u2019exp\u00e9rience de la guerre en Ukraine \u2013 \u00e9voluent nettement plus vite que les proc\u00e9dures d\u2019acquisition permettant d\u2019introduire de nouveaux syst\u00e8mes \u00bb, d\u00e9taille Bott.<\/p>\n<p>L\u2019ampleur de l\u2019int\u00e9r\u00eat pour de nouvelles solutions antidrones se mesure aussi dans l\u2019exposition : pr\u00e8s de 40 entreprises y pr\u00e9sentent leurs derni\u00e8res innovations. Parmi les exposants figurent notamment MBDA, Alta Ares, Hensoldt et Aselsan. Sont expos\u00e9s des radars, des drones intercepteurs et des missiles guid\u00e9s, dont un missile sp\u00e9cialement con\u00e7u pour la lutte antidrones par Matra BAe Dynamics Alenia (MBDA).<\/p>\n<p>Un repr\u00e9sentant de l\u2019entreprise explique \u00e0 Euronews que le syst\u00e8me est con\u00e7u pour contrer de mani\u00e8re efficace et \u00e9conomique des attaques massives de drones \u00ab comme celles que nous avons observ\u00e9es en Ukraine et au Moyen\u2011Orient \u2013 typiquement avec des drones Shahed ou Geran \u00bb.<\/p>\n<p>Le missile doit \u00eatre int\u00e9gr\u00e9 au syst\u00e8me de d\u00e9fense antia\u00e9rienne Skyranger 30 de <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2026\/06\/24\/deux-milliards-gaspilles-pistorius-annule-la-plus-grande-fregate-du-monde\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Rheinmetall<\/a>. Les premiers syst\u00e8mes sont destin\u00e9s \u00e0 la brigade 45 allemande d\u00e9ploy\u00e9e en Lituanie et devraient \u00eatre livr\u00e9s entre 2027 et 2028.<\/p>\n<p>Chaque Skyranger 30 est dot\u00e9 de neuf missiles guid\u00e9s. Une batterie de six v\u00e9hicules dispose ainsi de 54 missiles intercepteurs pr\u00eats \u00e0 l\u2019emploi. Les petits drones de classe 1, comme les quadricopt\u00e8res disponibles dans le commerce, sont engag\u00e9s avec le canon de 30 millim\u00e8tres du syst\u00e8me. Le missile DefendAir est, lui, destin\u00e9 \u00e0 des cibles plus volumineuses \u2013 notamment les drones de type Shahed \u2013, pr\u00e9cise le repr\u00e9sentant de l\u2019entreprise \u00e0 Euronews.<\/p>\n<p>Les le\u00e7ons de la guerre d\u2019agression de la Russie contre l\u2019Ukraine<\/p>\n<p>En parcourant l\u2019exposition, un point saute aux yeux : aucune entreprise ukrainienne n\u2019est pr\u00e9sente. Selon les informations recueillies par Euronews, l\u2019\u00e9v\u00e9nement est r\u00e9serv\u00e9 aux soci\u00e9t\u00e9s issues des pays membres de l\u2019OTAN. L\u2019Ukraine n\u2019en occupe pas moins une place centrale dans la quasi-totalit\u00e9 des \u00e9changes.<\/p>\n<p>Les repr\u00e9sentants de l\u2019OTAN comme ceux de l\u2019industrie soulignent \u00e0 plusieurs reprises leur coop\u00e9ration \u00e9troite avec les partenaires ukrainiens. Le groupe d\u2019armement turc Aselsan explique \u00e0 Euronews que la principale le\u00e7on tir\u00e9e de la guerre d\u2019agression russe concerne la fiabilit\u00e9 des syst\u00e8mes. \u00ab Un syst\u00e8me doit fonctionner de mani\u00e8re fiable. Lorsqu\u2019une cible s\u2019approche, il ne reste que quelques secondes pour d\u00e9cider et r\u00e9agir. L\u2019intelligence artificielle doit aider \u00e0 r\u00e9duire ce temps de d\u00e9cision. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019entreprise fran\u00e7aise Alta Ares, qui d\u00e9veloppe des logiciels et des syst\u00e8mes appuy\u00e9s sur l\u2019IA pour le renseignement, la surveillance et la d\u00e9fense antidrones, travaille elle aussi en \u00e9troite coop\u00e9ration avec l\u2019Ukraine. Le pays n\u2019est toutefois pas consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00ab laboratoire \u00bb, insiste un repr\u00e9sentant de la soci\u00e9t\u00e9 aupr\u00e8s d\u2019Euronews. Lors de l\u2019AIRCOM Industry Day, Alta Ares a pr\u00e9sent\u00e9 deux drones intercepteurs : le X\u2011Block, pour les courtes et moyennes distances, avec une port\u00e9e allant jusqu\u2019\u00e0 15 kilom\u00e8tres, et un autre mod\u00e8le capable d\u2019atteindre 40 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>\u00ab Nos deux cofondateurs se sont rendus en Ukraine au d\u00e9but de la guerre. Ils y ont travaill\u00e9 en \u00e9troite collaboration avec des unit\u00e9s ukrainiennes afin de comprendre leurs besoins et de suivre l\u2019\u00e9volution du champ de bataille. L\u2019objectif \u00e9tait de d\u00e9velopper des solutions parfaitement adapt\u00e9es \u00e0 ces exigences. C\u2019est pourquoi nous avons con\u00e7u des solutions d\u2019IA qui peuvent \u00eatre directement int\u00e9gr\u00e9es dans les drones \u00bb, explique le repr\u00e9sentant de l\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Avec plus de 30 exposants, la concurrence est omnipr\u00e9sente. Mais elle n\u2019est pas per\u00e7ue comme l\u2019enjeu principal. \u00ab Si l\u2019on adopte la mani\u00e8re de penser ukrainienne, nous sommes d\u2019abord des partenaires, car l\u2019Europe a un besoin urgent de ces solutions \u00bb, estime le repr\u00e9sentant. \u00ab L\u2019offre n\u2019est pas suffisante \u2013 la demande sera bien plus importante. \u00bb<\/p>\n<p>Alta Ares a d\u2019ailleurs sign\u00e9 r\u00e9cemment un protocole d\u2019accord (Memorandum of Understanding, MoU) avec le fabricant allemand de drones <a href=\"https:\/\/fr.euronews.com\/2025\/10\/02\/mur-antidrones-lue-pourrait-elle-vraiment-intercepter-tous-les-drones-russes\" rel=\"nofollow noopener\" target=\"_blank\">Quantum Systems<\/a>.<\/p>\n<p>Le lieutenant Oleksandr Worobjow se f\u00e9licite lui aussi de cette \u00e9volution. \u00ab _C\u2019est une bonne chose que les entreprises soient pr\u00e9sentes sur le terrai_n \u00bb, dit\u2011il. Sans une coop\u00e9ration directe avec l\u2019Ukraine, de nombreux fabricants ne comprendraient pas r\u00e9ellement le champ de bataille contemporain.<\/p>\n<p>Il dit ne pas \u00eatre en mesure de juger si les efforts accomplis jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent sont suffisants. Mais le fait que des entreprises europ\u00e9ennes soient d\u00e9sormais pr\u00e9sentes en Ukraine et acqui\u00e8rent une exp\u00e9rience directe au front va clairement dans le bon sens \u2013 m\u00eame si, \u00e0 ses yeux, cette d\u00e9marche arrive un peu tard.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Afin de trouver des solutions plus \u00e9conomiques pour contrer les drones et de renforcer la coop\u00e9ration avec l\u2019industrie,&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":2023,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[779,20,147,16],"class_list":["post-2022","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","tag-armee-allemande","tag-drones","tag-guerre-russie-ukraine","tag-otan"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2022","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2022"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2022\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2023"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2022"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2022"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2022"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}