{"id":4374,"date":"2026-08-21T08:53:12","date_gmt":"2026-08-21T08:53:12","guid":{"rendered":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/4374\/"},"modified":"2026-08-21T08:53:12","modified_gmt":"2026-08-21T08:53:12","slug":"les-essais-a-la-mer-dun-sous-marin-russe-provoquent-la-febrilite-dans-les-forces-de-lotan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/4374\/","title":{"rendered":"LES ESSAIS A LA MER D\u2019UN SOUS-MARIN RUSSE provoquent la f\u00e9brilit\u00e9 dans les forces de l\u2019OTAN"},"content":{"rendered":"<p>Le 17 ao\u00fbt 2026, le sous-marin nucl\u00e9aire d&rsquo;attaque russe Khabarovsk (Projet 09851) a quitt\u00e9 le chantier naval Sevmash de Severodvinsk pour entamer ses premiers essais \u00e0 la mer en mer Blanche.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Comme par hasard et pour d\u2019autres raisons officielles, selon le journal allemand Welt, de nombreux avions de l\u2019OTAN se sont d\u00e9ploy\u00e9s pr\u00e8s de la r\u00e9gion de Kaliningrad le 18 ao\u00fbt. Cette agitation inhabituelle s\u2019est poursuivie plusieurs jours, des appareils venant jusqu\u2019en Moldavie (peut-\u00eatre une man\u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 embrouiller les Russes, ce qui serait le v\u00e9ritable objectif poursuivi par l\u2019OTAN ?).<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le d\u00e9ploiement a\u00e9roport\u00e9 comprenait au moins un avion de surveillance et de contr\u00f4le a\u00e9roport\u00e9 E-3 AWACS, un avion de guerre \u00e9lectronique am\u00e9ricain EA-37B Compass Call II et un avion de reconnaissance ARTEMIS II (Aerial Reconnaissance and Targeting Exploitation Multi-Mission Intelligence System) et de nombreux autres appareils, dont des ravitailleurs en vol \u00e9voluant simultan\u00e9ment dans l\u2019espace a\u00e9rien.<\/p>\n<p>\t\t\t<img decoding=\"async\" class=\"dw-img-wide\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/2-6.jpg\" loading=\"lazy\" style=\"object-fit: contain;\"\/> <\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Il ne s\u2019agissait vraisemblablement pas d\u2019une man\u0153uvre destin\u00e9e \u00e0 impressionner le Kremlin, comme cela a \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9, mais de tenter de recueillir des renseignements \u00e9lectroniques concernant les premiers essais \u00e0 la mer du sous-marin Khabarovsk. Certes, ils ont lieu bien loin, en mer Blanche, au nord-ouest de la Russie, mais la simultan\u00e9it\u00e9 de ces man\u0153uvres interpelle les observateurs avertis.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Il est vrai que pour les pays de l\u2019OTAN, la composante la plus redoutable de l\u2019arm\u00e9e russe est sa sous-marinade, qui est en perp\u00e9tuelle \u00e9volution et qui repr\u00e9sente un risque majeur, m\u00eame pour les \u00c9tats-Unis (1). Tout nouveau mouvement suscite donc l\u2019int\u00e9r\u00eat des services de renseignement occidentaux.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Ces essais en mer marquent le d\u00e9but de la phase cruciale pour le premier sous-marin con\u00e7u d\u00e8s l\u2019origine pour embarquer six drones-sous-marins nucl\u00e9aires (\u00e0 propulsion et \u00e0 charge nucl\u00e9aire) autonomes intercontinentaux 2M39 Poseidon (code OTAN Kanyon).<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Ils vont permettre d\u2019\u00e9valuer la g\u00e9om\u00e9trie novatrice de la coque avant du Khabarovsk ainsi que ses syst\u00e8mes de propulsion int\u00e9gr\u00e9s et sa s\u00e9curit\u00e9 structurelle globale avant sa r\u00e9ception officielle et son transfert pr\u00e9vu \u00e0 la flotte du Pacifique.<\/p>\n<p>\t\t\t<img decoding=\"async\" class=\"dw-img-wide\" src=\"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-content\/uploads\/2026\/08\/3-3-3.jpg\" loading=\"lazy\" style=\"object-fit: contain;\"\/> <\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Apr\u00e8s un calendrier de construction fortement retard\u00e9 depuis 2014, son lancement officiel a eu lieu le 1er novembre 2025 \u00e0 Severodvinsk, alors qu\u2019il devait \u00eatre livr\u00e9 en 2020.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le sous-marin a quitt\u00e9 l\u2019atelier no 50 de Sevmash pour \u00eatre mis \u00e0 l\u2019eau aux alentours du 30 novembre, laissant environ huit mois et demi pour les travaux de finition \u00e0 flot, les essais d\u2019amarrage, la pr\u00e9paration du r\u00e9acteur et du syst\u00e8me de propulsion, l\u2019int\u00e9gration \u00e9lectrique, les v\u00e9rifications du syst\u00e8me de navigation et les pr\u00e9paratifs d\u2019exploitation hors chantier.<\/p>\n<p>DONN\u00c9ES TECHNIQUES<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Les essais en mer vont permettre de tester en grandeur r\u00e9elle son r\u00e9acteur \u00e0 eau pressuris\u00e9e KTP-6-185SP, qui aurait une puissance thermique d\u2019environ 200 MW et une turbine d\u00e9veloppant quelque 50 000 chevaux, sa propulsion par hydrojet et son comportement en plong\u00e9e afin de garantir son aptitude technique au d\u00e9ploiement d\u2019une charge utile sous-marine strat\u00e9gique sp\u00e9cialis\u00e9e pouvant atteindre 660 tonnes.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Il aurait une longueur de 135\/140 m\u00e8tres pour une largeur de 13 \u00e0 16 m\u00e8tres.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le d\u00e9placement est estim\u00e9 aux alentours de 10 000 tonnes.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le Khabarovsk ne dispose pas de lanceurs verticaux.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le Khabarovsk diff\u00e8re totalement du BS-329 Belgorod (2) mis en service le 8 juillet 2022, construit \u00e0 partir d\u2019une coque inachev\u00e9e, car il a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement con\u00e7u pour d\u00e9livrer des armes Poseidon 2M39.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La configuration actuelle lui attribue six lanceurs 2P39 contre uniquement quatre pour le Belgorod.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Il est consid\u00e9rablement plus court et plus l\u00e9ger que le Belgorod (184 m pour environ 30 000 tonnes), car il supprime la grande section centrale d\u00e9di\u00e9e aux missions sp\u00e9ciales utilis\u00e9e pour accueillir des v\u00e9hicules sous-marins de grande profondeur.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La vitesse maximale en plong\u00e9e est fix\u00e9e entre 30 et 32 n\u0153uds, soit 56 \u00e0 59 km\/h.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La profondeur d\u2019immersion maximale ou normale est g\u00e9n\u00e9ralement d\u2019environ 500 m, le tirant d\u2019eau d\u2019environ 10 m, et l\u2019\u00e9quipage est compos\u00e9 d\u2019une centaine de personnes. L\u2019autonomie en patrouille est de 90 \u00e0 120 jours.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Cette derni\u00e8re valeur offre une marge de 30 jours entre les estimations basse et haute, permettant des d\u00e9ploiements de plusieurs mois sans que la propulsion nucl\u00e9aire du sous-marin ne soit le facteur limitant, car les vivres, l\u2019endurance de l\u2019\u00e9quipage et les consommables deviennent alors plus contraignants que le combustible du r\u00e9acteur.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">\u00c0 noter que sa munition Poseidon est con\u00e7ue pour des profondeurs allant jusqu\u2019\u00e0 1 000 m, ce qui signifie qu\u2019apr\u00e8s son lancement, l\u2019arme pourrait descendre environ 500 m en dessous du domaine op\u00e9rationnel estim\u00e9 du sous-marin.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Un compartiment \u00e0 torpilles conventionnel occupe l\u2019espace beaucoup plus \u00e9troit entre les deux sections de Poseidon.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le probl\u00e8me dimensionnel est consid\u00e9rable : un Poseidon mesurerait de 16 \u00e0 24 m de long et de 1,5 \u00e0 2 m de diam\u00e8tre. Les estimations de masse varient d\u2019environ 55 \u00e0 110 tonnes par engin. Six de 55 tonnes p\u00e8seraient 330 tonnes et six de 110 tonnes totaliseraient 660 tonnes. Ces chiffres n\u2019incluent pas la masse des installations de lancement 2P39, des \u00e9quipements de soutien, des renforts structurels, des portes et des syst\u00e8mes d\u2019inondation.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">En se basant sur une longueur de 20 m, six armes dispos\u00e9es longitudinalement constituent une charge utile dont chaque engin mesure environ 15 fois le diam\u00e8tre d\u2019une torpille standard de 533 mm.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Ses caract\u00e9ristiques privil\u00e9gient plut\u00f4t les cibles g\u00e9ographiquement fixes dont les coordonn\u00e9es restent pertinentes apr\u00e8s un \u00e0 quatre jours de trajet sous-marin, notamment les ports, les bases navales, les installations militaires c\u00f4ti\u00e8res, les infrastructures industrielles et les centres urbains. Mais les grandes formations navales peuvent \u00e9galement \u00eatre parmi les cibles potentielles. Cependant, \u00e9tant en mouvement, elles posent un probl\u00e8me de recherche et de guidage terminal bien plus complexe apr\u00e8s un transit pouvant durer plusieurs jours.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Les caract\u00e9ristiques des ogives sont encore moins connues que les autres estimations : des valeurs allant jusqu\u2019\u00e0 2 m\u00e9gatonnes c\u00f4toient des estimations de 20 \u00e0 25 m\u00e9gatonnes, tandis que d\u2019autres donn\u00e9es historiques indiquent des puissances encore plus \u00e9lev\u00e9es. <\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le 28 octobre 2025, la Russie aurait men\u00e9 un essai du Poseidon au cours duquel l\u2019arme a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e depuis un sous-marin et son groupe motopropulseur nucl\u00e9aire embarqu\u00e9 a \u00e9t\u00e9 activ\u00e9.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le Khabarovsk a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 l\u2019eau environ un mois plus tard et a entam\u00e9 ses essais en mer moins de dix mois apr\u00e8s.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La Russie teste donc actuellement le porte-vecteurs d\u00e9di\u00e9 alors que son arme principale (et sa raison d\u2019\u00eatre) se trouve encore dans une phase de validation de sa propulsion nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Pour l\u2019armement secondaire, une configuration pr\u00e9voit six \u00e0 huit tubes lance-torpilles de 533 mm dans le compartiment avant central, entre les logements des Poseidon. Ces tubes peuvent emporter des torpilles lourdes USET-80, Fizik-2 et Futlyar, des missiles Kalibr et des mines navales. Le nombre de rechargements n\u2019est pas pr\u00e9cis\u00e9, ce qui emp\u00eache d\u2019\u00e9tablir un chiffre fiable pour la quantit\u00e9 totale de munitions conventionnelles.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Cependant, la g\u00e9om\u00e9trie du navire met en \u00e9vidence une limitation : un sous-marin nucl\u00e9aire d\u2019attaque (SNA) russe conventionnel peut consacrer une grande partie de sa proue aux tubes lance-torpilles, aux m\u00e9canismes de manutention et aux r\u00e2teliers de stockage horizontaux, tandis que le Khabarovsk alloue la majeure partie du volume correspondant aux Poseidon.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La batterie de 533 mm permet ainsi au Khabarovsk d\u2019engager des sous-marins ou des navires de surface adverses, de poser des mines et potentiellement de lancer des missiles Kalibr sans pour autant le transformer en un sous-marin d\u2019attaque polyvalent. Les syst\u00e8mes de d\u00e9fense a\u00e9rienne portables Igla et Verba ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s au sous-marin, mais ceux-ci sont inutiles lors des op\u00e9rations en plong\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Apr\u00e8s sa r\u00e9ception, le Khabarovsk est destin\u00e9 \u00e0 la flotte du Pacifique et au Kamtchatka, o\u00f9 la baie de Krasheninnikov est en cours d\u2019am\u00e9nagement pour accueillir les sous-marins des Projets 09851 et 09852 ainsi que leur navire de soutien du Projet 20183.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Les experts s\u2019interrogent : est-ce un SNA ou un SNLE (sous-marin nucl\u00e9aire lanceur d\u2019engins) ? La nature de son armement nucl\u00e9aire en fait en r\u00e9alit\u00e9 un SNLE, sauf que les missiles strat\u00e9giques sont sous-marins et pas mer-sol.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Selon la strat\u00e9gie russe, il serait destin\u00e9 \u00e0 une \u00ab deuxi\u00e8me frappe \u00bb, mais les choses peuvent changer, d\u2019autant que, si Moscou r\u00e9serve l\u2019usage de l\u2019arme nucl\u00e9aire \u00e0 une riposte en cas d\u2019attaque ennemie par des armes de destruction massive contre son territoire, un codicille vient d\u2019\u00eatre ajout\u00e9 \u00e9voquant une \u00ab menace existentielle mettant en p\u00e9ril l\u2019existence m\u00eame de l\u2019\u00c9tat russe \u00bb. Ces termes sont volontairement flous, comme du reste les \u00ab int\u00e9r\u00eats vitaux \u00bb des Occidentaux. Il ne faut pas que l\u2019adversaire potentiel sache o\u00f9 se trouve la \u00ab ligne rouge \u00bb \u00e0 ne pas franchir\u2026<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Un deuxi\u00e8me sous-marin de la m\u00eame classe serait entr\u00e9 en construction en 2025 et devrait s\u2019appeler Orenburg. Il est question d\u2019un troisi\u00e8me, sans plus de pr\u00e9cisions\u2026<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">Le d\u00e9veloppement d\u2019une d\u00e9fense strat\u00e9gique s\u2019\u00e9tale automatiquement dans le temps long.<\/p>\n<p class=\"ft_serif ft_normal ft_black text\">La flotte sous-marine russe \u00e9volue et se modernise depuis des ann\u00e9es (3) et repr\u00e9sente une menace prioritaire pour l\u2019OTAN (4), surtout qu\u2019elle vise dans l\u2019avenir \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sente en permanence dans l\u2019Atlantique, le Pacifique et l\u2019Arctique, future zone d\u2019affrontements strat\u00e9giques (5).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"Le 17 ao\u00fbt 2026, le sous-marin nucl\u00e9aire d&rsquo;attaque russe Khabarovsk (Projet 09851) a quitt\u00e9 le chantier naval Sevmash&hellip;\n","protected":false},"author":2,"featured_media":4375,"comment_status":"","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[878,62,16,31,1445],"class_list":["post-4374","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-actualites","tag-armement","tag-etats-unis","tag-otan","tag-russie","tag-sous-marins"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4374","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4374"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4374\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4375"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4374"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4374"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.europesays.com\/otan\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4374"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}