Tête dans les nuages, jambes qui s’agitent sous la chaise, bavardages incessants : le TDAH chez l’enfant est le plus souvent pris en charge par une combinaison de traitements médicamenteux et d’accompagnement psychologique. Mais selon le chercheur Fei-Long Zhu, de l’université des sports de Pékin, combiner de l’activité physique avec des exercices cognitifs serait particulièrement efficace.

Dans cette étude, 107 enfants âgés de 6 à 10 ans ont été suivis pendant 3 mois. Certains pratiquaient une activité physique d’endurance, d’autres suivaient un programme cognitivomoteur intégré (trois séances hebdomadaires de 45 minutes) associant habiletés motrices et stimulation des fonctions exécutives. Au rang de ces dernières : la capacité d’inhibition – les enfants devaient par exemple attraper un ballon uniquement en réponse à certains signaux –, mais aussi la mémoire de travail – ils devaient exécuter plusieurs séquences motrices et les mémoriser –, et la flexibilité cognitive – les règles d’un exercice pouvaient évoluer au cours de sa réalisation.

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Si tous les jeunes participants ont vu leurs symptômes d’hyperactivité diminuer et leurs capacités attentionnelles progresser, c’est le programme intégré qui a en outre amélioré leur mémoire de travail et le contrôle de leur impulsivité. D’un côté, les exercices cognitifs mobilisent notamment le cortex préfrontal impliqué dans les fonctions exécutives ci-dessus mentionnées ; de l’autre, l’activité physique stimule la libération de molécules qui renforcent les connexions neuronales mises en jeu dans les exercices. La combinaison des deux est le mélange idéal pour le cerveau.

Sport plus exercices cognitifs : un double effet anti-TDAH !

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