
par Ibrahim Molough
Publié le 10 juillet à 06h15
De plus en plus prescrits en Belgique, les traitements contre l’obésité comme le Wegovy ou le Mounjaro séduisent de nombreux patients grâce à leur efficacité. Malgré un coût pouvant dépasser 300 euros par mois et l’absence de remboursement, les ventes continuent d’augmenter dans les pharmacies. Reportage de Romain Mayez.
« On en vend de plus en plus », constate Florence Lukianoff, pharmacienne. Dans son officine, les traitements contre l’obésité connaissent un succès grandissant. Commercialisés depuis environ un an, le Wegovy et le Mounjaro séduisent un nombre croissant de patients, malgré un coût qui peut dépasser 300 euros par mois. Injectés une fois par semaine, ces médicaments promettent une perte de poids pouvant atteindre 15 % après plusieurs mois de traitement. Ils sont aujourd’hui de plus en plus prescrits par les médecins.
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Pour le généraliste Alain-François Bleeckx, ils répondent à un besoin longtemps resté sans véritable solution. « Moi, je soigne des gens depuis plus de 20 ans. Ils font des régimes terribles et puis ils reprennent », explique-t-il.
« Enfin un traitement qui peut aider »
Le médecin estime que ces nouveaux traitements marquent une avancée importante. « Nous avons enfin un traitement qui peut aider les gens en obésité », souligne-t-il.
Mais il insiste sur un point : ces injections ne sont pas une solution miracle. Elles doivent s’intégrer dans une prise en charge plus large, avec un accompagnement psychologique et nutritionnel.
Selon lui, cette approche permet aussi d’éviter certaines pratiques plus risquées, comme les coupe-faim prescrits autrefois ou les régimes extrêmes.
Des effets qui ne durent pas sans suivi
Les médecins mettent toutefois en garde contre les attentes irréalistes de certains patients. Beaucoup espèrent pouvoir arrêter le traitement une fois leur objectif atteint.
« Il ne faut pas leurrer les gens », prévient Alain-François Bleeckx. « Quand ils n’auront plus leurs médicaments, ils n’auront plus leur effet anorexigène, ils n’auront plus leur effet sur le métabolisme. »
Les spécialistes rappellent donc que le traitement doit s’inscrire dans un changement durable des habitudes de vie.
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Autre limite : son coût. Selon le dosage, ces médicaments coûtent entre une centaine et plus de 300 euros par mois.
En Belgique, ils ne sont pas remboursés. Malgré cela, certaines pharmacies observent une hausse continue de la demande, preuve que ces traitements répondent à une attente importante de nombreux patients.

