Le riz, céréale incontournable pour l’alimentation mondiale, se décline en deux grandes espèces cultivées : Oryza (son nom botanique) sativa (le plus répandu, incluant le riz basmati ou le riz thaï) et Oryza glaberrima (connu comme le « riz rouge » principalement cultivé en Afrique de l’Ouest). Qu’il soit long, complet, coloré ou blanc, sa préparation soulève souvent la même interrogation : « Est-il recommandé de rincer son riz avant de le cuire ? », s’interroge Amélie, en Vendée. Ouest-France vous répond .
Selon plusieurs études publiées dans la National Library of Medicine entre 2013 et 2018, on y apprend que le lavage et la cuisson du riz réduisent les risques sanitaires en diminuant de près de 90 % l’arsenic bio accessible (absorbable par l’organisme) mais aussi d’autres métaux lourds comme le plomb ou le cadmium. Si ces substances sont grandement éliminées grâce au prélavage et à la cuisson, une autre grande quantité de nutriments importants pour notre santé comme le cuivre, le fer, le zinc et le vanadium sont également éliminées.
L’arsenic est un élément naturel présent dans les roches qui se libère lors de leur érosion et peut contaminer les nappes phréatiques et donc les rizières. De plus, les activités industrielles comme les extractions minières, métallurgiques, textiles ou la cigarette aggravent cette pollution. « Le riz contient des teneurs particulièrement élevées en arsenic. Or, cet élément naturel est potentiellement nocif pour la santé. »