Une douzaine de personnes étaient actives au sein de l’entreprise fondée en 2019. L’avenir des marques, comme la bière d’abbaye ADA (abbaye d’Aulne), est incertain.

Dès le départ, le propriétaire espagnol opte pour un projet ambitieux et quelque neuf millions d’euros sont investis dans les installations. Mais les commandes ne permettront que rarement d’atteindre l’équilibre financier, estimé à 15.000 hectolitres de bière par an. « Nous avons toujours manqué de volumes, et, ces derniers temps, nous étions tombés à 5.000 hectos », confie Frédéric Colinet, directeur opérationnel.

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La brasserie a eu du mal à se relever de la crise sanitaire et au lendemain de celle-ci, l’envol du prix des matières premières a pesé lourd. Exportant environ trois quarts de sa production, la brasserie du Val de Sambre a également accusé le coup après la perte d’un importateur chinois. Enfin, les modes de consommation actuels ne semblent plus aller dans le sens de la brasserie. « La génération Z n’est plus attachée aux bières traditionnelles, comme les bières d’abbaye », pointe M. Colinet.

La brasserie du Val de Sambre était connue pour les marques Chérie, une gamme fruitée, et les bières de l’abbaye d’Aulne dont les ruines sont situées à un jet de pierre du site de production. Ces breuvages bénéficiaient du label « bière belge d’abbaye reconnue », ce qui impliquait le versement de retombées à la fondation Dom Herset, du nom du dernier abbé d’Aulne. « Cette marque qui existe depuis les années ’50 n’est pas condamnée », espère Frédéric Colinet. En effet, la société espagnole n’est propriétaire que du bâtiment et des terrains de la brasserie et ce sont ces actifs que le curateur va tenter de céder. Les marques de bières sont abritées au sein d’une autre entité juridique.

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