Un futur sans piqûres ? Ce nouveau traitement pourrait libérer certains diabétiques de l’insuline : « Un changement radical dans leur quotidien »Pourquoi les efforts dans le domaine de la santé publique ne paient pas?

Ainsi, de 1990 à 2023, les prévalences du cancer et de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont progressé respectivement de 36% et 49% dans l’OCDE, celle des maladies cardiovasculaires de 27% et 21%, tandis que celle du diabète grimpait de 86% dans l’OCDE et 64% dans l’UE.

En 2023, une personne sur dix dans les pays de l’OCDE était diabétique, une sur huit vivait avec une maladie cardiovasculaire (1 sur 12 et 1 sur 7 dans l’UE), selon le rapport, qui s’appuie sur des modélisations.

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Cela est notamment dû à une amélioration des taux de survie, « succès sans équivoque en santé publique », qui « signifie que davantage de personnes vivent plus longtemps avec des maladies chroniques », mais aussi au vieillissement, car davantage de personnes atteignent un âge où ces affections sont plus fréquentes.

Une forte augmentation de l’obésité depuis 2010

Mais cette progression est aussi liée à « une forte augmentation de l’obésité » car cette pathologie chronique accroît l’incidence des maladies cardiovasculaires. L’obésité a ainsi « complètement annulé l’impact positif des réductions de la pollution atmosphérique, du tabagisme, de la consommation d’alcool et de la sédentarité depuis 2010 », dans « un grand nombre » des 51 pays étudiés par le rapport.

Parmi eux, 43% ont vu diminuer l’incidence des maladies non transmissibles, principalement grâce à une réduction de la pollution atmosphérique et du tabagisme, mais 57% l’ont vue grimper, surtout via la hausse de l’obésité.

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Si traiter ces maladies est complexe, « des priorités claires peuvent être identifiées »: l’obésité « offre la plus grande opportunité de réduire ce fardeau », avec le tabagisme et l’alimentation, dit l’OCDE.

Ainsi, mieux informer (étiquetage nutritionnel…) et éduquer à des « choix plus sains », créer des lieux de vie « favorables à la santé », améliorer « la disponibilité des repas sains », réglementer la publicité alimentaire ciblant les enfants font évoluer comportements et normes sociales, souligne le rapport, incitant aussi à investir dans la prévention, le dépistage et le suivi au long cours des patients.