L’ordre de confiscation de biens immobiliers et d’actifs pour près de 500 millions de dollars appartenant à l’ex-présidente Cristina Kirchner, sa famille et d’autres condamnés dans une affaire de fraude aux marchés publics a été confirmé. Une vingtaine de propriétés est concernée.

L’ex-dirigeante de 73 ans, Cristina Kirchner, purge depuis juin 2025 une peine de six ans de prison à domicile et a été frappée d’inéligibilité, après avoir été reconnue coupable de corruption dans l’attribution de marchés publics.

Une cour d’appel argentine a validé vendredi la saisie de biens d’une valeur de 480 millions d’euros, (ndlr 441 millions de francs) selon la décision consultée par l’AFP.

A titre de réparation

En première instance, en novembre, un tribunal fédéral de Buenos Aires avait ordonné ces saisies au titre de réparation dans une affaire qui portait sur l’attribution de chantiers publics sur une période couvrant les mandats présidentiels de Nestor Kirchner, puis de sa veuve Cristina (2003-2015).

Au total, 20 propriétés de la famille Kirchner, à Buenos Aires et en province, sont visées.

Le tribunal avait également ordonné la confiscation de biens et actifs liés à d’autres condamnés. Parmi eux, un chef d’entreprise, Lazaro Baez, dont la justice vise la saisie de plus de 80 biens distincts.

Attribution de marchés publics

L’affaire dite « Vialidad », du nom de l’organisme des chantiers routiers, portait sur l’attribution de marchés publics dans la province de Santa Cruz (sud), fief politique du couple Kirchner.

L’ex-présidente et les autres condamnés dans cette affaire avaient fait appel de la décision de saisie des biens. Celui-ci reposait sur l’affirmation qu’il n’avait pas été démontré que les biens avaient été acquis avec de l’argent provenant de délits.

Gregorio Dalbon, l’un des avocats de Cristina Kirchner, a déclaré à l’AFP que « la défense se pourvoira devant la Cour suprême » de justice.

Un autre procès pour corruption

Cristina Kirchner, qui fut vice-présidente argentine jusqu’en 2023, est aussi l’accusée principale d’un procès marathon pour corruption, portant sur de présumés pots-de-vin entre entreprises et responsables politiques dans les années 2000. Elle est jugée avec 85 autres prévenus.

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