Une première audience du procès du président syrien déchu Bachar al-Assad et de figures clés de son entourage s’est tenue dimanche dans un tribunal de Syrie. L’ex-leader syrien sera jugé en son absence. Seul un accusé est présent.

Les accusés doivent notamment répondre d’exactions lors de la guerre civile déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations prodémocratie.

>> Revoir le contexte : Comment est tombé le régime d’al-Assad ?

Bachar al-Assad et son frère Maher, ont fui la Syrie après leur chute en décembre 2024, mais un neveu de Bachar al-Assad, Atef Najib, a comparu menotté et en tenue rayée de prisonnier devant la cour.

>> Atef Najib, menotté devant la cour : Atef Najib, menotté devant la cour. [AFP - BAKR ALKASEM] Atif Najib, ancien responsable de la sécurité politique dans la province de Deraa, dans le sud de la Syrie, assiste à la première audience au Palais de justice de Damas, le 26 avril 2026. [AFP – BAKR ALKASEM]

Cette première journée était consacrée aux « procédures administratives et juridiques préparatoires ». Une deuxième audience aura lieu le 10 mai.

Le président syrien Ahmed al-Chareh a souligné dimanche sur X que la justice resterait « un objectif majeur que l’Etat et ses institutions s’efforcent d’atteindre ».

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Cinquante ans de règne

Atef Najib, arrêté en janvier 2025, est l’ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), berceau du soulèvement de 2011. Il est accusé d’y avoir mené une vaste campagne de répression et d’arrestations.

La chute et la fuite à Moscou de Bachar al-Assad ont mis fin à plus de cinq décennies de règne sans partage de son clan sur le pays.

>> A écouter à ce sujet : Comment la Syrie en est arrivée là ? Une histoire du régime Assad en quelques dates / Tout un monde / 5 min. / le 10 décembre 2024

Selon une source judiciaire, d’autres figures clés du pouvoir Assad doivent aussi être jugées, dont Wassim al-Assad, autre cousin de l’ancien président, Amjad Youssef, principal suspect d’un massacre commis en 2013 et arrêté cette semaine, ainsi que des « pilotes ayant participé au bombardement de villes syriennes ».

La guerre, qui a dévasté le pays pendant 13 ans, a fait plus d’un demi-million de morts. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, notamment dans les prisons.

>> A voir aussi : Appel à l’unité dans une Syrie meurtrie, un an après la chute de Bachar al-Assad

afp/lbl