Apparu il y a une quinzaine d’années en Suisse, le tacos s’est imposé comme un incontournable du fast-food, surtout auprès des jeunes. Retour aux origines de ce phénomène culinaire et aux raisons de son succès.
Le tacos français, aussi appelé French tacos, n’a rien à voir avec son cousin mexicain. Il s’agit d’une galette de blé garnie de viande, frites, sauce fromagère et autres ingrédients, le tout gratiné. Né dans la banlieue lyonnaise au début des années 2000, ce sandwich s’est rapidement répandu en France puis en Suisse romande.
Le succès du tacos s’explique notamment par son bon rapport quantité-prix. Aujourd’hui, de grandes chaînes comme O’Tacos possèdent plus de 400 restaurants en Europe et dans le monde.
Cependant, les nutritionnistes mettent en garde contre la teneur calorique élevée de ce sandwich. Un tacos moyen contient environ 1200 calories, soit plus de la moitié des besoins journaliers d’un adulte.
Le tacos est devenu un véritable phénomène culturel, notamment sur les réseaux sociaux où des influenceurs se lancent des défis de tous les excès, comme manger un tacos de deux kilos en cinq minutes.
Au-delà de son côté excessif, ce sandwich est devenu un réel objet d’affection. C’est ce qu’affirme le réalisateur Bastien Gens. Il a réalisé une série de documentaires sur les traces du tout premier tacos.
Avec le tacos, il y a un second degré, un écart entre un objet extrêmement grossier et une forme d’anoblissement, de reconnaissance par son mythe
Bastien Gens, réalisateur du film Tacos Origins
S’il est aujourd’hui bien ancré dans le paysage des fast-food, il n’est pas indétrônable. Le restaurateur Erdogan Demircan, patron de Giga Tacos et observateur du marché de la street-food, prédit l’arrivée d’une nouvelle tendance culinaire chez les plus jeunes. Quelle est cette nouvelle tendance? Et quelles sont les spécificités du tacos en Suisse ?
>> Écoutez l’épisode complet du Point J : Le tacos est-il le nouveau kebab? / Le Point J / 14 min. / hier à 17:00
Anne-Julie Ruz et l’équipe du Point J