Mais si la livraison de repas à domicile est de plus en plus facile, et représente un gain de temps pour beaucoup de personnes, il ne faut pas qu’elle devienne une habitude trop fréquente. En effet, pour votre équilibre alimentaire tout d’abord, il est mieux de cuisiner soi-même ses repas, afin d’éviter les fast-foods et les aliments super-transformés. Mais une étude japonaise révèle également que pour l’équilibre neurologique, cuisiner chez soi est efficace pour réduire le risque d’apparition d’une démence.

Le plus gros scandale de la Coupe du monde : Donald Trump et la FIFA accusés de corruption avant le match des USA face à la BelgiquePourquoi cuisiner est bon pour le cerveau ?

Mais concrètement, quel est le lien entre faire la cuisine et le déclin cognitif ? En fait, ce sont toutes les actions qui s’enchaînent lorsque l’on se met à préparer un repas qui stimule le cerveau, et aident, in fine, à réduire l’apparition de démence. Le fait planifier les étapes d’une recette, de s’adapter aux ingrédients que l’on a ou non en cuisine, de jongler entre différentes cuissons, etc. sont autant d’étapes qui sollicitent la coordination des mouvements et les fonctions exécutives, dont la flexibilité mentale et la mémoire de travail.

Pour évaluer l’impact de la cuisine maison sur le cerveau, les scientifiques ont étudié les cas de 11 000 Japonais et Japonaises âgé(e) s de 65 ans et plus. Et les résultats du travail mettent en lumière des chiffres parlants : les personnes qui préparent des repas au moins une fois par semaine voient le risque d’apparition de démence, comme la maladie d’Alzheimer, diminuer de 23 % (chez les hommes) et 27 % (chez les femmes), par rapport aux personnes du même âge qui ne cuisinent pas elles-mêmes.

Et l’étude montre que ce chiffre grimpe bien plus chez les débutants. En effet, une personne qui se met à cuisiner alors qu’elle n’en a jamais eu l’habitude. La diminution du risque de déclin cognitif va jusqu’à 67 % pour les 65 ans et plus qui commencent à cuisiner. C’est la charge mentale apparentée à l’apprentissage en cuisine qui stimule le cerveau et les fonctions cognitives d’une manière positive. Apprendre de nouveaux gestes stimule plus en profondeur que la répétition de gestes automatisés depuis des années.