La fifa, sans doute l’organisation internationale la plus corrompue et pourrie de toutes, voici l’article :
Cet été, Donald Trump achèvera sa conquête de la droite américaine. Il l’obligera à endurer ce qui la rebute le plus : le football.
L’une des étranges caractéristiques de Trump est qu’il apprécie ce sport, qu’il a commencé à suivre dans sa vingtaine. Un enthousiasme ravivé des années plus tard par son fils Barron. L’année dernière, Trump a invité les plus grands joueurs vivants, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, dans le Bureau ovale, affirmant néanmoins qu’aucun des deux n’arrivait à la cheville du virtuose brésilien Pelé. La passion de Trump le place en désaccord avec la commentatrice [républicaine] Ann Coulter, qui a un jour déclaré : “Tout intérêt croissant pour le football ne peut être que le signe du déclin moral d’une nation.” L’année dernière, le présentateur de Fox News Greg Gutfeld plaisantait : “En Europe, on appelle ça le football, aux États-Unis on appelle ça le soccer, et partout ailleurs c’est de l’homosexualité.” (Enfin, je crois qu’il s’agissait d’une blague.)
Bien que le sport le plus populaire au monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu’entretient Trump avec le football n’entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les monarques moyen-orientaux et les magnats latino-américains. La corruption sous-jacente de la Fifa, qui gère la Coupe du monde, fait de l’organisation une complice consentante de sa quête d’autoglorification. Alors que les yeux du monde entier seront rivés sur les stades américains, canadiens et mexicains, Trump ne manquera pas l’occasion de s’arroger les honneurs dont il rêve : la génuflexion des implorants, l’accumulation des succès.
Fan de Pelé
Les raisons du dédain de la droite pour le football reposent, à leur manière, sur des principes. Si le base-ball et le football américain sont nés aux États-Unis, le foot est perçu comme une imposition cosmopolite : plébiscité par les immigrants et les élites, et soutenu par des multinationales désireuses d’intégrer la plus importante économie sur le marché mondial. Il y a un peu plus de dix ans, Ann Coulter écrivait :
“L’engouement forcé pour le football m’agace. Ceux qui tentent d’imposer le foot aux Américains sont les mêmes qui exigent qu’on aime la série Girls de HBO, le tramway, Beyoncé et Hillary Clinton.”
Mais Donald Trump n’est pas un rejeton de la droite américaine. C’est une créature du Studio 54 de New York [ancienne boîte de nuit mythique]. Lors de ses débuts aux affaires, dans les années 1970, le football était un sport glamour. Une nouvelle ligue professionnelle semblait être en mesure de diffuser ce sport auprès d’un vaste public américain. Et Pelé avait même intégré l’équipe des Cosmos de New York, abréviation de Cosmopolitans, comme pour donner raison aux sceptiques du foot. Le prodige brésilien avait fait son arrivée grâce au secrétaire d’État de l’époque, Henry Kissinger, amateur de foot de longue date, qui avait averti le ministre des Affaires étrangères brésilien qu’empêcher Pelé d’aller à New York serait contraire à l’intérêt de son pays. Le Giants Stadium affichait complet lorsqu’il s’agissait d’apercevoir la virtuosité de la star en fin de carrière. “J’étais un jeune homme, alors je suis venu voir Pelé et il était fantastique”, confiait Trump à un journaliste l’année dernière.
“Du pain et des jeux”
Si certains fidèles Maga [acronyme de son slogan “Make America great again”] considèrent le foot comme un fromage français malodorant qu’il est hors de question de voir dans leur cuisine, Trump, lui, en convoite la présence. Il sait que les hommes autoritaires les plus puissants ont présidé la Coupe du monde, une tradition qui remonte à Benito Mussolini, qui a accueilli la compétition en 1934. En 2018, Vladimir Poutine assistait aux matchs sur un siège semblable à un trône, surplombant l’enceinte sportive de Moscou. En 2022, le Qatar est soupçonné d’avoir distribué des billets un peu partout dans le monde afin de s’assurer le statut de pays hôte, avant de décaler la compétition au mois de novembre, car sa chaleur estivale aurait pu être fatale aux joueurs.
Puisque la Coupe du monde ne pourrait mieux répondre aux revendications populaires d’avoir “du pain et des jeux”, ces pays espéraient que leur hospitalité incite le monde à passer outre à leurs crimes : l’annexion de la Crimée pour Poutine, le financement du Hamas pour le Qatar ou encore leur mépris commun des droits humains. Choyer leurs convives de l’élite internationale – les médias, les sponsors, les chefs d’État – visait en réalité à s’affubler de respectabilité.
De toutes les institutions internationales, la Fifa est l’institution la mieux adaptée pour réaliser les rêves de Trump, puisqu’elle est complètement à l’aise avec l’idée de faire des concessions aux puissants. En 1973, elle a autorisé le déroulement d’un match de la Coupe du monde dans un stade chilien où, peu de temps avant, la dictature de Pinochet exécutait et torturait ses opposants. (L’adversaire du Chili, l’URSS, a refusé d’y jouer, et le Chili a obtenu la victoire par forfait.) Depuis, la Fifa s’est transformée en une organisation clientéliste complexe et hautement lucrative, dirigée par des hommes qui échangent des pots-de-vin contre des votes et ont tendance à attribuer la Coupe de monde aux pays à l’éthique la moins scrupuleuse. Un système si vicié qu’en 2015 le FBI a mis en examen neuf employés de la Fifa… mais c’était là une autre époque.
“Maga-Fifa”
Il fut un temps où les États-Unis tentèrent d’extraire la Fifa de la fange, mais aujourd’hui ils y folâtrent gaiement à ses côtés. Gianni Infantino, président de la Fifa, est devenu un incontournable de la galaxie Trump, habitué de Mar-a-Lago, invité à son investiture l’année dernière, participant à la première réunion du Conseil de la paix [créé par Trump]. (Selon The Athletic, Infantino s’est rendu dans le Bureau ovale à plus de reprises que n’importe quel chef d’État au cours du second mandat de Trump.) Bien que la Fifa jouisse de confortables bureaux à Miami, elle loue de surcroît un local au sein de la Trump Tower. “Notre succès est votre succès”, a lancé Infantino à Eric Trump [le fils du président], lors de l’annonce de la transaction. Lorsque le président ressassait son désir de prix Nobel de la paix, qu’il n’obtiendra jamais, Infantino a inventé spécialement pour lui le Prix de la paix de la Fifa. La fusion des intérêts est si totale que le fils de Rudy Giuliani [ancien maire de New York et conseiller de Trump], qui dirige l’équipe de la Maison-Blanche chargée de la Coupe du monde, a qualifié la composition des groupes de “tirage de la Coupe du monde Maga-Fifa”.
Nous avons déjà un aperçu de la manière dont Trump fera de la Coupe du monde un événement à sa gloire. L’année dernière, les États-Unis ont accueilli une version extensive de la Coupe du monde des clubs de la Fifa – une compétition de clubs professionnels, non pas d’équipes nationales – explicitement présentée comme une répétition générale en vue de cet été. Lors de la finale, Trump, tout comme Poutine avant lui, siégeait dans un immense fauteuil au centre du stade, flanqué de Kristi Noem et de Pam Bondi, qui étaient alors les membres du gouvernement [respectivement ministre de la Sécurité intérieure et ministre de la Justice] chargées de l’expulsion de masse de certains des plus grands supporteurs de foot du pays. Lorsque Chelsea a remporté le tournoi, Trump est monté sur la scène pour remettre le trophée… Et n’en est simplement jamais redescendu, préférant s’attarder au milieu des réjouissances. Il a même été aperçu en train de glisser la médaille d’or d’un joueur dans la poche de sa veste.
Président de la planète
Il y a plus de vingt ans, j’ai écrit un livre intitulé How Soccer Explains the World [“Comment le football explique le monde”, 2010, non traduit], qui explique que ce sport incarne le condensé le plus pur de la mondialisation. Le dernier chapitre analyse les raisons pour lesquelles les États-Unis, qui ont exporté Hollywood et la Silicon Valley dans le monde entier, n’ont jamais réellement adopté ce sport. J’avais bon espoir que le football finisse par triompher ici, mais je n’avais pas assez d’imagination pour anticiper que ce serait l’œuvre d’un président américain qui se targue pourtant de son chauvinisme culturel.
Trump ne s’est jamais contenté de la présidence. Il a toujours rêvé plus grand. Lorsqu’il a créé son Conseil de la paix, il a affirmé qu’il supplanterait les Nations unies. Avec la Coupe du monde, il dispose donc de cinq semaines pour jouer le président de la planète et s’arroger un rôle central dans un spectacle qui subjugue le monde entier. Quelles que soient les objections à la présence de Trump, les fervents supporteurs de football passeront outre, et assisteront à la métamorphose du sport le plus populaire au monde en un festival Maga.
Qui avale ~~une noix de coco~~ une balle de foot fait confiance à son anus.
C’est un truc de ouf parce que dans 99% de cas, je suis très contre les analyses psychologisantes à base de narcissime ou même “d’égo”, c’est presque toujours la lie du commentaire politique, un truc de collègien. Et je dois avouer, j’étais bien trop généreux sur Trump la première fois (pas que je l’aimais plus, mais en mode “en vrai, il est pas con”).
Mais Trump il est tellement textbook narcissique que ce serait une erreur totale de pas partir de là. C’est un gosse de riche pas très malin dont le premier trait de personalité est le narcissisme. De sorte que “des tyrants qui lui foutent une semi par leur dominance super masculine avaient l’air cools et respectés dans leur trône en regardant les matchs chez eux donc il veut pareil”, c’est oui, totalement.
Merci pour l’article, très surprenant, et très éclairant.
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La fifa, sans doute l’organisation internationale la plus corrompue et pourrie de toutes, voici l’article :
Cet été, Donald Trump achèvera sa conquête de la droite américaine. Il l’obligera à endurer ce qui la rebute le plus : le football.
L’une des étranges caractéristiques de Trump est qu’il apprécie ce sport, qu’il a commencé à suivre dans sa vingtaine. Un enthousiasme ravivé des années plus tard par son fils Barron. L’année dernière, Trump a invité les plus grands joueurs vivants, Cristiano Ronaldo et Lionel Messi, dans le Bureau ovale, affirmant néanmoins qu’aucun des deux n’arrivait à la cheville du virtuose brésilien Pelé. La passion de Trump le place en désaccord avec la commentatrice [républicaine] Ann Coulter, qui a un jour déclaré : “Tout intérêt croissant pour le football ne peut être que le signe du déclin moral d’une nation.” L’année dernière, le présentateur de Fox News Greg Gutfeld plaisantait : “En Europe, on appelle ça le football, aux États-Unis on appelle ça le soccer, et partout ailleurs c’est de l’homosexualité.” (Enfin, je crois qu’il s’agissait d’une blague.)
Bien que le sport le plus populaire au monde puisse déconcerter nombre de soutiens du président, la relation qu’entretient Trump avec le football n’entre pas en contradiction avec sa politique, elle en est une émanation. Car ce sport est le terrain de jeu de ses semblables : les oligarques russes, les monarques moyen-orientaux et les magnats latino-américains. La corruption sous-jacente de la Fifa, qui gère la Coupe du monde, fait de l’organisation une complice consentante de sa quête d’autoglorification. Alors que les yeux du monde entier seront rivés sur les stades américains, canadiens et mexicains, Trump ne manquera pas l’occasion de s’arroger les honneurs dont il rêve : la génuflexion des implorants, l’accumulation des succès.
Fan de Pelé
Les raisons du dédain de la droite pour le football reposent, à leur manière, sur des principes. Si le base-ball et le football américain sont nés aux États-Unis, le foot est perçu comme une imposition cosmopolite : plébiscité par les immigrants et les élites, et soutenu par des multinationales désireuses d’intégrer la plus importante économie sur le marché mondial. Il y a un peu plus de dix ans, Ann Coulter écrivait :
“L’engouement forcé pour le football m’agace. Ceux qui tentent d’imposer le foot aux Américains sont les mêmes qui exigent qu’on aime la série Girls de HBO, le tramway, Beyoncé et Hillary Clinton.”
Mais Donald Trump n’est pas un rejeton de la droite américaine. C’est une créature du Studio 54 de New York [ancienne boîte de nuit mythique]. Lors de ses débuts aux affaires, dans les années 1970, le football était un sport glamour. Une nouvelle ligue professionnelle semblait être en mesure de diffuser ce sport auprès d’un vaste public américain. Et Pelé avait même intégré l’équipe des Cosmos de New York, abréviation de Cosmopolitans, comme pour donner raison aux sceptiques du foot. Le prodige brésilien avait fait son arrivée grâce au secrétaire d’État de l’époque, Henry Kissinger, amateur de foot de longue date, qui avait averti le ministre des Affaires étrangères brésilien qu’empêcher Pelé d’aller à New York serait contraire à l’intérêt de son pays. Le Giants Stadium affichait complet lorsqu’il s’agissait d’apercevoir la virtuosité de la star en fin de carrière. “J’étais un jeune homme, alors je suis venu voir Pelé et il était fantastique”, confiait Trump à un journaliste l’année dernière.
“Du pain et des jeux”
Si certains fidèles Maga [acronyme de son slogan “Make America great again”] considèrent le foot comme un fromage français malodorant qu’il est hors de question de voir dans leur cuisine, Trump, lui, en convoite la présence. Il sait que les hommes autoritaires les plus puissants ont présidé la Coupe du monde, une tradition qui remonte à Benito Mussolini, qui a accueilli la compétition en 1934. En 2018, Vladimir Poutine assistait aux matchs sur un siège semblable à un trône, surplombant l’enceinte sportive de Moscou. En 2022, le Qatar est soupçonné d’avoir distribué des billets un peu partout dans le monde afin de s’assurer le statut de pays hôte, avant de décaler la compétition au mois de novembre, car sa chaleur estivale aurait pu être fatale aux joueurs.
Puisque la Coupe du monde ne pourrait mieux répondre aux revendications populaires d’avoir “du pain et des jeux”, ces pays espéraient que leur hospitalité incite le monde à passer outre à leurs crimes : l’annexion de la Crimée pour Poutine, le financement du Hamas pour le Qatar ou encore leur mépris commun des droits humains. Choyer leurs convives de l’élite internationale – les médias, les sponsors, les chefs d’État – visait en réalité à s’affubler de respectabilité.
De toutes les institutions internationales, la Fifa est l’institution la mieux adaptée pour réaliser les rêves de Trump, puisqu’elle est complètement à l’aise avec l’idée de faire des concessions aux puissants. En 1973, elle a autorisé le déroulement d’un match de la Coupe du monde dans un stade chilien où, peu de temps avant, la dictature de Pinochet exécutait et torturait ses opposants. (L’adversaire du Chili, l’URSS, a refusé d’y jouer, et le Chili a obtenu la victoire par forfait.) Depuis, la Fifa s’est transformée en une organisation clientéliste complexe et hautement lucrative, dirigée par des hommes qui échangent des pots-de-vin contre des votes et ont tendance à attribuer la Coupe de monde aux pays à l’éthique la moins scrupuleuse. Un système si vicié qu’en 2015 le FBI a mis en examen neuf employés de la Fifa… mais c’était là une autre époque.
“Maga-Fifa”
Il fut un temps où les États-Unis tentèrent d’extraire la Fifa de la fange, mais aujourd’hui ils y folâtrent gaiement à ses côtés. Gianni Infantino, président de la Fifa, est devenu un incontournable de la galaxie Trump, habitué de Mar-a-Lago, invité à son investiture l’année dernière, participant à la première réunion du Conseil de la paix [créé par Trump]. (Selon The Athletic, Infantino s’est rendu dans le Bureau ovale à plus de reprises que n’importe quel chef d’État au cours du second mandat de Trump.) Bien que la Fifa jouisse de confortables bureaux à Miami, elle loue de surcroît un local au sein de la Trump Tower. “Notre succès est votre succès”, a lancé Infantino à Eric Trump [le fils du président], lors de l’annonce de la transaction. Lorsque le président ressassait son désir de prix Nobel de la paix, qu’il n’obtiendra jamais, Infantino a inventé spécialement pour lui le Prix de la paix de la Fifa. La fusion des intérêts est si totale que le fils de Rudy Giuliani [ancien maire de New York et conseiller de Trump], qui dirige l’équipe de la Maison-Blanche chargée de la Coupe du monde, a qualifié la composition des groupes de “tirage de la Coupe du monde Maga-Fifa”.
Nous avons déjà un aperçu de la manière dont Trump fera de la Coupe du monde un événement à sa gloire. L’année dernière, les États-Unis ont accueilli une version extensive de la Coupe du monde des clubs de la Fifa – une compétition de clubs professionnels, non pas d’équipes nationales – explicitement présentée comme une répétition générale en vue de cet été. Lors de la finale, Trump, tout comme Poutine avant lui, siégeait dans un immense fauteuil au centre du stade, flanqué de Kristi Noem et de Pam Bondi, qui étaient alors les membres du gouvernement [respectivement ministre de la Sécurité intérieure et ministre de la Justice] chargées de l’expulsion de masse de certains des plus grands supporteurs de foot du pays. Lorsque Chelsea a remporté le tournoi, Trump est monté sur la scène pour remettre le trophée… Et n’en est simplement jamais redescendu, préférant s’attarder au milieu des réjouissances. Il a même été aperçu en train de glisser la médaille d’or d’un joueur dans la poche de sa veste.
Président de la planète
Il y a plus de vingt ans, j’ai écrit un livre intitulé How Soccer Explains the World [“Comment le football explique le monde”, 2010, non traduit], qui explique que ce sport incarne le condensé le plus pur de la mondialisation. Le dernier chapitre analyse les raisons pour lesquelles les États-Unis, qui ont exporté Hollywood et la Silicon Valley dans le monde entier, n’ont jamais réellement adopté ce sport. J’avais bon espoir que le football finisse par triompher ici, mais je n’avais pas assez d’imagination pour anticiper que ce serait l’œuvre d’un président américain qui se targue pourtant de son chauvinisme culturel.
Trump ne s’est jamais contenté de la présidence. Il a toujours rêvé plus grand. Lorsqu’il a créé son Conseil de la paix, il a affirmé qu’il supplanterait les Nations unies. Avec la Coupe du monde, il dispose donc de cinq semaines pour jouer le président de la planète et s’arroger un rôle central dans un spectacle qui subjugue le monde entier. Quelles que soient les objections à la présence de Trump, les fervents supporteurs de football passeront outre, et assisteront à la métamorphose du sport le plus populaire au monde en un festival Maga.
Qui avale ~~une noix de coco~~ une balle de foot fait confiance à son anus.
C’est un truc de ouf parce que dans 99% de cas, je suis très contre les analyses psychologisantes à base de narcissime ou même “d’égo”, c’est presque toujours la lie du commentaire politique, un truc de collègien. Et je dois avouer, j’étais bien trop généreux sur Trump la première fois (pas que je l’aimais plus, mais en mode “en vrai, il est pas con”).
Mais Trump il est tellement textbook narcissique que ce serait une erreur totale de pas partir de là. C’est un gosse de riche pas très malin dont le premier trait de personalité est le narcissisme. De sorte que “des tyrants qui lui foutent une semi par leur dominance super masculine avaient l’air cools et respectés dans leur trône en regardant les matchs chez eux donc il veut pareil”, c’est oui, totalement.
Merci pour l’article, très surprenant, et très éclairant.