Efficacité des fusions des listes de gauche, au second tour des élections municipales.


lakasparta

12 comments
  1. Je trouve assardeux de comparer des situations différentes. Un exemple :

    Lyon il y avait un enjeu.

    Metz le maire sortant était assuré de gagner, plus aucun enjeux à aller voter.

    Un camp et un autre essaient de faire dire beaucoup de chose à des municipales, à tord selon moi.

  2. Difficile à analyser. Déjà les maires sortants qui ont eu besoin d’une alliance étaient en difficulté (< 25 % au 1er tour), donc le rejet n’allait pas automatiquement disparaître grâce aux fusions.

    Ensuite dans les villes gagnées, les sortants étaient quand même bien placés (> 30 % au 1 er tour) donc si t’as une alliance avec une liste à > 15 % t’as plus de chances d’être réélu.

    Et enfin les municipales sont trop particulières pour tirer une conclusion globale de chaque élection. Le jeu d’alliance, de rejet, etc. ont Influencé les résultats finaux.

    La seule conclusion, pour la gauche, c’est se demander pourquoi des mairies qui leur étaient acquises, parfois depuis des décennies, ont pu autant dégoûter les gens qu’ils finissent par les perdre.

  3. C’est énorme d’avoir quasiment une droite, on voit clairement que le nombre de voix perdue est *proportionnel* au pourcentage de LFI dans la liste c’est fou (enfin à partir de 25% seulement mais c’est logique qu’en dessous d’un certain seuil ça compte moins).

    Je me disais que les chiffres montraient vaguement une corrélation mais je pensais pas qu’elle était aussi forte et voyante.

  4. Ce qui serait intéressant, c’est de comparer ce même graphique avec la part des autres partis de gauche au premier tour, voire des autres partis tout court.

    Car si ça se trouve, la tendance observée est réelle mais pas spécifique à LFI ni à la gauche.

  5. En excluant Grenoble, la régression linéaire est assez explicite, plus il y a de LFI, plus cela fait fuir du monde.

  6. Y’a quand même 4 fois Lyon représenté dans le visuel, si on sort Lyon et ses arrondissements, le constat n’est pas tres favorable pour LFI. Mais je ne suis pas sur que tirer des conclusions de cette infographie soit pertinent, les situations de chaque ville étant toujours particulières

  7. Il y a une interprétation proposée de ce graphique ? Plus LFI est proportionnellement important, moins la fusion marche. Statistiquement parlant, ça sent juste la variable latente: est-ce que LFI a été plus ouvert à l’union tandis que le PS a rejeté cela et induit ses votants à rejeter une telle union localement ?

  8. Il faudrait aussi se pencher sur les cas de surmobilisation de l’électorat de droite en réponse aux fusions avec LFI à certains endroits. Car il ne suffit pas de faire un meilleur score, il faut aussi que le camp d’en face ne se mobilise pas encore plus pour le contrer.

    À Toulouse par exemple, la liste de fusion fait 46,2 alors que le résultat de l’addition des scores des deux listes de gauche au premier tour est de 52,5. La participation y est bien supérieure au second tour (62,5 vs 56,5). Mais cette surmobilisation a profité au candidat de droite qui passe de 37,2 – avec en théorie autour de 8% maximum de reports de voix – à 53,9% au second tour. Ça ressemble à un genre de dédoublement du barrage habituellement destiné à faire perdre l’extrême droite.

  9. Tout comme les élections montrent une porosité entre la droite et l’extrême droite, elle est également de plus en plus manifeste entre les électeurs PS et ceux du centre.

    On peut d’ailleurs constater à Strasbourg que la fusion de la liste de Catherine Trautmann avec celle de la droite l’a emporté face à la gauche.
    Ça montre à mes yeux que l’électorat socialiste des grandes villes est plus “bourgeois” que “prolétaire”.

    Dès lors pas étonnant que les fusions avec LFI ne fonctionnent pas.
    Ils apportent deux visions radicalement opposées.

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