INFO LE FIGARO – Au cours d’une réunion secrète à l’Élysée, le président de la République a tranché, contre l’avis de son premier ministre, Sébastien Lecornu, pour que le vote final de la proposition de loi légalisant l’euthanasie et le suicide assisté se déroule avant l’été.
Sébastien Lecornu ne montre aucun signe de mauvaise humeur. Pourtant, il sent bien qu’il est en train de perdre un arbitrage important. Ce mercredi 6 mai 2026, à l’Élysée, ils sont plusieurs ministres à s’être retrouvés autour du président de la République, Emmanuel Macron. Il y a d’abord le premier d’entre eux, donc, mais également, Gérald Darmanin (Justice), Stéphanie Rist (Santé) et Laurent Panifous (Relations avec le Parlement). Depuis plusieurs minutes, les trois membres du gouvernement, leur patron et le chef de l’État discutent de la suite de l’examen de la proposition de loi sur l’aide à mourir, en discussion au Parlement depuis plus d’un an déjà. Les députés, particulièrement ceux des rangs de la gauche, ont largement «musclé le texte», notamment sur le volet pénal.
Cette réforme, qui prévoit notamment de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, a vu plusieurs ajouts s’opérer au cours de la navette parlementaire. Notamment, la création d’un délit d’entrave, une infraction pénale…
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