Dans chaque quartier, on croise ce septuagénaire alerte qui
porte ses sacs de marché d’un pas souple, rit avec le commerçant,
se souvient de chaque prénom. Juste à côté, d’autres personnes
semblent fatiguées, ralenties, comme si les années s’étaient
abattues sur leurs épaules.
La psychologie du vieillissement montre que
cette différence ne vient pas seulement des gènes. Elle renvoie à
des habitudes quotidiennes concrètes, répétées
discrètement, qui protègent le corps, le cerveau et l’humeur après
70 ans. Les chercheurs observent chez les seniors les plus épanouis
un même bouquet de huit réflexes. Reste à les décoder.
Psychologie du vieillissement : pourquoi certains 70 ans
rayonnent
Les spécialistes parlent d’attractivité perçue
: un mélange d’apparence, de posture, de ton de voix et d’énergie
sociale. Une enquête IFOP indique que 98 % des Françaises pensent
que la beauté ne se limite pas à l’apparence, et 56 % citent la
confiance en soi en premier. Or cette confiance s’appuie surtout
sur le mode de vie.
Des travaux ont montré que les mauvais dormeurs présentaient un
score de vieillissement cutané plus de deux fois supérieur et une
peau qui se réparait 30 % plus lentement. « La différence entre le
fait de paraître votre âge et de paraître vingt ans plus jeune
pourrait se cacher dans ces heures de sommeil de qualité que vous
ne prenez pas », explique un auteur spécialisé, cité par
Geediting.
Les 8 habitudes quotidiennes des seniors épanouis à 70 et 80
ans
En observant les septuagénaires et octogénaires les plus vifs,
les chercheurs retrouvent toujours les mêmes piliers. Une vision
positive de l’âge, étudiée par l’Université Yale, a été liée à 7,5
années d’espérance de vie en plus. Un mode de vie sain combinant
plusieurs gestes quotidiens a aussi été associé à 24 années
supplémentaires chez les hommes et 21 chez les femmes.
- Mouvement physique quotidien, adapté à ses capacités.
- Liens sociaux réguliers avec famille, amis, voisins,
associations. - Stimulation intellectuelle continue : lecture, jeux, nouvelles
compétences. - Sommeil stable, 7 à 8 heures, horaires réguliers.
- Pratiques de gratitude et regard positif sur l’âge.
- Sens du but clair : projets, bénévolat, rôle de
grand‑parent. - Alimentation réelle, peu ultra‑transformée, et hydratation
suffisante. - Acceptation de ce qu’on ne contrôle pas et gestion du
stress.
Après 50 ans, on perd environ 1 % de masse musculaire par an, et
jusqu’à 15 % après 70 ans en cas de sédentarité ; bouger chaque
jour limite cette sarcopénie. L’isolement augmente de 26 % le
risque de mortalité, alors que la combinaison bon sommeil, faible
stress et vie sociale active a été liée à un cerveau paraissant
jusqu’à huit ans plus jeune. L’Université du Texas a aussi montré
que l’apprentissage de nouvelles compétences entretient la
neuroplasticité et la mémoire.
Installer ces habitudes après 70 ans
sans se sentir dépassé
Les psychologues conseillent de ne pas tout changer d’un coup.
Mieux vaut transformer ces huit piliers en micro‑gestes réalistes :
un verre d’eau au lever, dix minutes de marche après le déjeuner,
un appel à une amie le dimanche soir, un coucher à heure fixe. En
répétant ces rendez‑vous, énergie, curiosité et confiance
remontent, et l’on se rapproche peu à peu de ces seniors qui
semblent se bonifier avec le temps.