En 2022, près de 22 % de la population adulte française était touchée par une anomalie cardiovasculaire ou un risque cardiaque nécessitant un suivi médical. Ces anomalies englobent la fibrillation auriculaire (un battement rapide et irrégulier des cavités supérieures du cœur), la tachycardie (un rythme cardiaque trop élevé) ou la bradycardie (un rythme cardiaque lent). D’après les chercheurs, il serait alors essentiel d’identifier les facteurs de risque modifiables pour éviter les conséquences néfastes sur la santé.

Marche lente, moyenne ou rapide

Pas moins de 420 925 participants de la UK Biobank ont fourni des informations aux chercheurs sur leur vitesse de marche et le temps passé à marcher à différents rythmes était disponible pour 81 956 d’entre eux.

Au total, 6,5 % des participants avaient un rythme lent avec une vitesse inférieure à 4,8 km/h, 53 % avaient un rythme moyen avec une vitesse comprise entre 4,8 et 6,4 km/h et 41 % avaient un rythme rapide avec une vitesse supérieure à 6,4 %.

Un risque réduit entre 35 et 43 %

Les résultats de l’étude publiée dans la revue BMJ Heart et dirigée par le professeur Jill Pell de l’université de Glasgow ont révélé que les « marcheurs moyens » étaient 35 % moins susceptibles de développer des anomalies du rythme cardiaque sur une période d’environ 13 ans que les « marcheurs lents ». Les « marcheurs rapides » avaient, eux, 43 % de risques en moins que ceux évoluant à une vitesse lente.

Pas de relation de cause à effet directe

En revanche, les études sont observationnelles et ne permettent pas de prouver une relation directe de cause à effet. L’étude aurait d’ailleurs été limitée par le fait que ce sont les participants eux-mêmes qui ont estimé leur temps de marche (certains pouvaient alors se tromper involontairement). D’autant plus que l’âge moyen était de 55 ans et 97 % étaient blancs, ce qui signifie que l’étude ne représentait pas un large éventail d’âges et d’origines ethniques.

Toujours est-il que les chercheurs ont déclaré : « Cette découverte est biologiquement plausible car des études épidémiologiques cumulatives ont montré que le rythme de marche est inversement associé à des facteurs métaboliques qui, à leur tour, sont associés au risque d’arythmie ». Un espoir de trouver un remède simple qui réduirait les risques cardiaques.